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Ce qui me garde calme et centré

 



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Transcription de l’épisode :

Salut à tous, chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan, le podcast dans lequel tu marches avec moi, je suis en train de me promener et je te parle comme si tu étais en train de te balader avec moi. Et comme d’habitude, ou comme très souvent, aujourd’hui dans cet épisode, on va parler de développement personnel dans ce podcast, et tu l’as vu, le titre c’est « Ce qui me rend calme et centré ».

Je vais partager avec toi une réalisation que j’ai eue récemment, et j’espère que ça pourrait t’inspirer, parce qu’il y a peut-être des choses dans ta vie qui sont en conformité avec ça et qui pourront peut-être t’aider. Donc, déjà, la première chose que je voulais te dire, que j’ai réalisée, c’est qu’on découvre parfois ce qui est vital pour nous, vraiment une chose qui est archi-importante, quand on en est privé.

Tu vois, c’est des choses qu’on croit acquises jusqu’au jour où elles disparaissent pendant quelques jours, et c’est là qu’on comprend qu’elles étaient essentielles.

Quand elles étaient là, on ne s’en rend pas trop compte. Et quand elles disparaissent, on se dit : « Oh là là, il me manque vraiment quelque chose d’essentiel ». Et moi, en fait, je me suis aperçu de ça récemment. Quand j’ai été privé de ma routine matinale. J’ai eu le cas il y a quelques semaines, quand nous sommes allés en France au moment du conflit aux Émirats Arabes Unis. Juste avant ça, on était allé dans une ville qui s’appelle Al Ain, qui est à l’est des Émirats Arabes Unis. Pendant ces deux moments-là, en fait, je ne pouvais pas avoir ma routine. Le même phénomène s’est produit, en fait. J’avais plus de temps seul le matin, parce qu’on était en train de se réorganiser, etc. Et du coup, tu vois, je me suis senti différent pendant ces moments-là.

Je n’ai pas réalisé tout de suite, tu vois, je ne me suis pas dit : « Oh là là, je n’ai pas ma routine, ça ne va pas, non ». Je me suis senti différent. Je continue à vivre, je continue à avancer, à travailler, à passer du temps avec ma famille. Mais tu vois, je me sentais, comment dire, c’est un peu difficile à décrire. Mais je me sentais parfois un peu vide, un peu moins centré. Je sentais que je m’agaçais un peu plus vite, je manquais de patience. J’étais moins stable émotionnellement. J’avais tendance parfois à avoir des moments un peu de tristesse, de manque. Comme s’il me manquait un peu ma colonne vertébrale. Et je me suis aperçu, en fait, de ça, et je me suis dit : « non, mais j’ai ressenti exactement la même chose pendant la période de déménagement au mois de mai ». Nous avons déménagé, changé de logement, et je ressentais exactement la même chose. Et, comme par hasard, c’était pendant que je n’avais pas ma routine matinale non plus.

Donc, tu vois, c’est assez intéressant de se dire que souvent, tu vois, on cherche des explications compliquées à notre mal-être. On se dit : « ah ben, c’est à cause de mon lieu de vie, c’est à cause de mon rythme, de mon travail, de ma charge mentale, des autres qui sont autour de moi, ou des événements ». Et bien sûr, toutes ces choses-là, ça peut avoir un impact sur notre bien-être, évidemment, ce sont des choses qui comptent, qui ont un impact. Mais parfois, la cause, elle est plus simple. La cause de notre mal-être ou instabilité du moment, c’est juste parce qu’on a cessé de faire quelque chose qui nous tenait, quelque chose qui était une fondation chez nous, on s’est éloigné de sa base. Et moi, ce que j’ai vu, je le savais déjà. Mais en tout cas, ces événements que je te raconte, ça m’a vraiment fait prendre conscience du fait que ma routine matinale, elle était encore plus importante que je ne le pensais.

Ce n’est pas juste du confort, ce n’est pas juste une chose qui me donne une meilleure qualité de vie, ce n’est pas un bonus, ce n’est pas un luxe, ce n’est pas un truc que je dois faire, une chose que je dois faire quand tout va bien, quand les conditions sont idéales. Non, c’est vraiment une nécessité profonde.

C’est même, pour moi, une des conditions pour me sentir bien et centré. Et parfois, comme je l’ai dit, il faut perdre quelque chose d’important pour se rendre compte à quel point cette chose était importante. Et, tu vois, une des idées que je voudrais faire passer aujourd’hui, au-delà du fait qu’on a tous des choses, je pense, structurantes, qui dépendent de nous et qu’on sous-estime parfois.

Une autre chose, c’est de se dire qu’on n’est pas tous construits de la même manière. Tu vois, moi, personnellement, je te dis : ma routine matinale est structurante, j’en ai vraiment besoin. D’autres, ils supportent très bien de se lever et d’entrer tout de suite dans le bruit du monde, dans les messages, dans les échanges ; ils vont prendre leur téléphone et regarder leur mail, et ça ira bien : les sollicitations, les impératifs. Mais moi, avec mon tempérament introverti, j’ai compris que c’est pas du tout ce que je peux faire.

Je l’ai vu aussi au moment du conflit au Moyen-Orient, où je commençais à prendre mon téléphone le matin, je me lavais, je me préparais, je regardais les nouvelles, chose que je ne fais jamais normalement : mon téléphone est toujours en mode avion dans une autre pièce, et je veux d’abord avoir démarré la journée avec ma routine avant de regarder les nouvelles. Et bien, là, j’ai fait des exceptions, et je sentais que c’était instable pour moi ; là où, pour d’autres… Je suis pas en train de te dire que tu dois faire comme moi, mais pour moi, en tout cas, pour ma façon d’être, ça fonctionne pas. Pas forcément par rejet des autres, pas parce que je suis égoïste, mais parce que j’ai vraiment besoin d’un silence, tu vois, d’un moment de silence, d’un moment de solitude avant le bruit, avant les responsabilités.

Et j’ai besoin d’un temps où personne ne me demande rien, où je n’ai rien à faire, rien à prouver, rien à gérer, rien à produire.

Juste un temps pour revenir à moi et à l’essentiel. Et ça, même mes proches l’ont compris, même Céline, ma femme, me soutient vraiment là-dedans. Elle fait toujours en sorte que j’aie ces moments. Elle, elle a aussi besoin de ces moments qui sont différents.

Elle sait plutôt le soir, quand les enfants sont couchés et que, moi, du coup, je me couche aussi. Elle aime regarder sa petite série à la télé. Voilà, c’est son moment de détente. Et elle comprend que, moi, j’ai besoin du mien. Les enfants le comprennent aussi. Et tu vois, ce qui est top, c’est que je comprends aussi pourquoi et comment j’ai bâti précisément cette routine, qui s’est énormément simplifiée.

J’en ai aussi parlé dans d’autres épisodes de Marchez Avec Johan. Ma routine a beaucoup évolué. Avant, je faisais même beaucoup de choses : du sport, de la méditation, du trampoline, vraiment plein de choses. J’apprenais l’italien. Et aujourd’hui, c’est vraiment : je me lève. J’ai compris que j’avais besoin du café. Là aussi, là aussi, enfin, besoin. Bien sûr, on peut s’en passer, mais ça m’apportait quelque chose. Et là aussi, tu sais, tu peux lire ou écouter des gens qui vont te dire : « Ah, bah non, faut pas prendre un café dès le matin, le ventre vide, c’est pas bon pour l’estomac ». Ok, mais moi, je le fais depuis des années et des années. C’est la première chose : je me lève, je vais aux toilettes, je bois un peu d’eau, et je prends mon café, tranquille. Et ça ne me pose aucun souci. Au contraire, ça m’apporte un petit truc.

Donc, j’ai mon café, je lis quelques chapitres de la Bible, j’écris dans mon journal, je réfléchis, je pense, je respire, je prie. Et donc, ensuite, bien souvent, je reprends un café, je lis un autre livre, souvent axé vers la spiritualité. Et en fait, je vois que ces activités-là, c’est pas simplement une habitude ou des habitudes que j’ai empilées, c’est vraiment devenu un lieu intérieur, le vrai point d’appui qui est stable pour moi. Et c’est vraiment ce dont j’ai besoin pour être calme, centré, j’allais dire heureux.

Ce n’est pas ça qui me rend heureux. Ce qui me rend heureux, c’est de passer du temps avec mes proches, etc.

Mais en tout cas, cette stabilité me permet vraiment de bien me sentir. Et quand je commence comme ça, bien sûr, tout n’est pas parfait, mais j’aborde la journée d’une manière tout à fait calme, moins réactif, plus centré, plus enraciné. Et ça rejoint à beaucoup de choses que j’ai déjà comprises et dont j’ai déjà parlé par le passé, ici, dans d’autres domaines de la vie.

La paix, elle ne vient pas d’une existence parfaite ni d’un environnement parfait ; elle vient souvent plutôt d’un ordre intérieur. Il faut d’abord faire le propre en nous, et une fois qu’on a fait ça, on peut penser à la stratégie, au travail, à l’investissement, aux performances, aux décisions, aux problèmes, à tout ce qu’on a à gérer dans nos vies.

Et moi, ça fait maintenant une quinzaine d’années que j’ai une routine matinale, c’est-à-dire que je me lève avant l’heure à laquelle je devrais me lever. Si, par exemple, je dois réveiller les enfants à 6h30, je vais me lever à 5h ou 5h30, ça dépend de mon heure de coucher, mais donc c’est ça, avoir une routine matinale pour moi, c’est prendre environ une heure avant que le reste de la famille se lève, et tu vois, c’est pas une intuition passagère, c’est pas un test de développement personnel, c’est quelque chose qui est éprouvé, qui est ancré en moi, et je trouve que c’est top. Et encore une fois, ça veut pas dire que ça doit être la même chose pour toi, tu as peut-être d’autres besoins, d’autres priorités, peut-être que ton corps est fait un peu autrement, mais pour moi, c’est clairement une constante qui durera, je pense, jusqu’à la fin de ma vie, et du coup, on peut aussi se dire qu’une forme de maturité, c’est aussi d’organiser sa vie autour de ce qui est vraiment important pour nous et ce qui nous garde vivants, ce qui nous rend centrés intérieurement, et ça, je pense que ça peut parler à tout le monde.

On cherche tous des choses majeures qui changent la qualité de nos journées. Parfois, on va se dire : « je devrais acheter cet objet » ou « je devrais avoir ce projet », etc.

Mais en fait, on a surtout besoin d’une chose simple, parfois discrète, mais qui est décisive.

Celle sans laquelle on fonctionne, mais on n’est pas centré. Encore une fois, il y a plein d’exemples. Moi, je te parle de ma routine, pour d’autres ça va être, je ne sais pas, la marche, pour d’autres ça va être un peu de lecture, pour d’autres un moment d’écriture, pour d’autres c’est le sport, pour beaucoup c’est le sport d’ailleurs, pour d’autres c’est une heure sans téléphone, pour d’autres c’est une petite série, pour d’autres c’est d’apprendre une langue, on a tous vraiment nos choses qui nous rendent stables, et peu importe la forme exacte en fait, la vraie question c’est, qu’est-ce qui me rend calme, stable, plus présent ?

Et c’est, à mon avis, une question que tu peux te poser ou que tu devrais te poser. Je ne te dis pas il faut que tu aies une routine mais je te dis pose-toi quand même cette question, de savoir ce qui te rend le plus calme et posé. Parce que trop souvent et je l’ai vu moi-même pendant ces épisodes quand je suis allé en France pour quelques semaines quand j’étais à Al Ain avec ma famille parfois on va construire nos journées autour de l’urgence ou des contraintes ou des rendez-vous ou des attentes de nos proches. On donne le meilleur de notre énergie finalement à ce qui semble être le plus urgent ou à ceux qui crient le plus fort et on laisse de côté ce qui nous nourrit vraiment et après on se dit « Ouais mais moi je suis vide, je suis irritable je suis stressé, je suis dispersé je suis fatigué ». Alors qu’en fait c’est pas qu’on a trop de choses à faire, c’est qu’on on fait pas les bonnes choses.

En tout cas on ne donne pas assez d’attention aux choses qui sont vraiment les plus importantes. On oublie de protéger ce qui nous fait du bien finalement. Donc la maturité ici, c’est de ne plus traiter l’essentiel comme une variable d’ajustement se dire je le ferai quand j’ai le temps ou si j’ai du temps, tu vois, j’aurai ma routine si j’ai du temps. Mais au contraire c’est de se dire que pour être une bonne version de soi-même. Pour toute la journée et pour toute la vie. On a besoin de commencer par là. C’est pas de l’égoïsme.

Parfois on peut dire : « C’est quand même égoïste de se coucher tôt alors que ta femme aimerait regarder un film avec toi.  Toi tu te couches tôt. C’est égoïste. » Dans un sens on peut dire que ça l’est mais d’un autre je sais que je suis une bien meilleure personne en me couchant tôt en la laissant regarder son film sans moi. Et en étant une meilleure personne toute la journée, par contre évidemment le week-end je vais regarder un film avec elle et je prends en compte énormément de choses qui sont importantes pour elle.

Mais je protège vraiment l’essentiel pour moi. Il y a vraiment une dimension qui est forte et bien sûr l’aspect spirituel est très important ici puisque la majorité des choses que je fais le matin sont liées à ma spiritualité. Et je sais par expérience que j’ai beaucoup moins d’opportunités et d’occasions de m’adonner à la spiritualité hors de ma routine matinale. Même si c’est une chose que j’essaie de faire en permanence. Quand j’ai des problèmes, quand je m’énerve, quand je dois prendre des décisions, j’essaie de m’en remettre à ma spiritualité. Mais je remarque que c’est beaucoup plus compliqué. Quand je n’ai pas eu ce premier rappel ou cette première séance spirituelle le matin pendant ma routine.

Donc, tu vois, c’est, je pense, ici aussi rassurant de se dire que ça nous apporte beaucoup de simplicité. Tu peux toi-même te poser cette question. Qu’est-ce que je dois absolument préserver dans mes journées pour rester calme ? Et ne choisis qu’une chose. Encore une fois, j’ai donné toute une liste tout à l’heure. Moi, j’ai choisi, c’est ma routine. Si je devais choisir, ce serait ma routine. Alors que, tu vois, j’ai la marche, par exemple, j’adore ça j’aurais du mal à m’en passer mais je place ma routine en numéro un.

Et donc tu peux toi-même te dire voilà, parmi toutes les choses que je fais, quelle est la chose qui me nourrit intérieurement et qui devrait être non négociable dans ma vie. Et une fois que tu as décidé, tu peux aussi me dire tu peux m’écrire, tu peux m’envoyer un email ou commenter cet épisode sur la page Facebook de Français Authentique. On lit tous vos commentaires et me dire quelle est vraiment la chose chez toi qui te maintient centré, ça m’intéresse de lire vos idées, vos commentaires et ça m’inspire beaucoup.

Si tu as aimé cet épisode, n’hésite pas à laisser 5 étoiles au podcast de Français Authentique, ça m’aide toujours tu vas tout simplement sur l’application que tu utilises, que ce soit Apple Podcast sur Android Google Podcast je pense ou si tu utilises l’application mobile de Français Authentique n’hésite pas à laisser 5 étoiles à notre podcast pas à cet épisode, on ne peut pas juger chaque épisode mais au moins prendre quelques minutes pour laisser 5 étoiles à notre podcast parce que ça nous aide beaucoup. Merci chers amis et tu peux bien sûr aussi partager l’épisode avec un de tes amis qui apprend le français merci et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !

 

L’article Ce qui me garde calme et centré a été publié la première fois sur Français Authentique.

HAMA

Un professeur de français est un enseignant spécialisé dans l'enseignement de la langue française. Il possède une connaissance approfondie de la grammaire, du vocabulaire, de la prononciation et de la culture francophone. Son rôle principal est d'enseigner aux élèves les compétences linguistiques nécessaires pour lire, écrire, écouter et parler en français de manière fluide et correcte. Il guide également les élèves dans la découverte de la littérature française et les aide à développer une compréhension et une appréciation de la riche tradition littéraire de la langue française.

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