Peut-on encore être fier de la France aujourd’hui ? (Café Avec Johan 16)

9 mars 2026
09 Mar Peut-on encore être fier de la France aujourd’hui ? (Café Avec Johan 16)
9 mars 2026
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Transcription de la vidéo :
Salut très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Café Avec Johan, le podcast de Français Authentique, podcast vidéo dans lequel on échange ou en tout cas je te présente mes pensées sur un sujet lié à la France, à la francophonie, et que tu peux consommer tranquillement, même pas besoin de me regarder. Il y a pas de montage, c’est quelque chose de simple. Tu peux tout simplement écouter et partager ton avis avec moi à la fin.
Tu as vu le titre. Aujourd’hui, on va se poser la question « peut-on être fier de la France aujourd’hui ? » L’idée… Donc, je t’ai préparé pas mal de petites idées que je voudrais partager avec toi aujourd’hui, mais déjà, petit avertissement, on ne parle ici ni de faire de la polémique, ni de la politique, ni de la critique. Le fait d’être fier de la France, fier d’un pays, fier de son pays en l’occurrence pour moi, c’est quelque chose d’intime et c’est probablement pas un hasard si tu regardes cette vidéo, puisque Français Authentique s’adresse aux non-francophones, à des gens qui ne sont pas français. C’est pas un hasard si tu as cliqué, c’est qu’il y a un attachement pour toi à la France.
Et je le dis toujours, je le dis depuis 15 ans maintenant, depuis que Français Authentique existe, on ne peut pas vraiment maîtriser une langue si on n’a pas un petit attachement à la culture ou à l’histoire du pays dans lequel on parle cette langue.
Donc, je voudrais déjà clarifier le mot « fierté » que j’ai employé dans le titre. Ici, être fier de la France, c’est pas se croire supérieur aux autres, hein, dire : « Ouais, on est les meilleurs, on a inventé plein de trucs, on a une histoire formidable ». C’est pas ça, être fier de son pays. C’est pas non plus nier les problèmes, dire : « Non, non, mais il y a des petites difficultés, mais nous on est tellement forts, tellement bons qu’on va s’en sortir ». C’est pas ça, la fierté.
La fierté, moi, je la décrirais en deux mots : gratitude et responsabilité. Parce que on n’a rien fait pour mériter ce que fait la France. La France, elle nous est léguée par nos ancêtres. Et moi, je considère que j’ai beaucoup de chance d’être né en France, d’avoir grandi en France, même si je l’ai quitté il y a quelques années, que j’ai vécu pas mal en dehors de France, mon esprit un peu aventurier ici qui m’a poussé à le faire, mais je considère toujours que c’est une grande chance que j’ai eue que d’être né en France. Donc, il y a cette responsabilité parce qu’on doit beaucoup à nos ancêtres, à nos parents, à l’histoire de France en général, et de la gratitude pour tout ce que ça a apporté. Donc, gratitude, responsabilité et pas fierté liée à de l’arrogance.
Donc, on va se poser la question si on peut encore être fier de la France aujourd’hui. Encore une fois, on va pas juger, ni critiquer, ni faire d’éloges démesurées. On va essayer de parler de sentiment et on va réfléchir calmement autour d’un petit café. D’ailleurs, tu peux te faire un petit café avec moi, on peut trinquer le café dans cet épisode.
Mais avant de passer vraiment au fond du sujet, je voulais te raconter une petite anecdote qui peut te montrer ce que ça veut dire de se sentir français. Quand je suis arrivé en Autriche en 2007 et que j’ai travaillé dans l’industrie automobile, j’ai pris mes petits déjeuners, mes premiers petits déjeuners avec mes collègues. J’avais des collègues allemands, autrichiens, et il y avait un collègue qui s’appelait Franck, qui était Allemand, qui avait son bureau juste derrière moi. Et toujours, tous les jours vers 9 heures 30 à peu près, je devais arriver au bureau à 7 heures 30, il me disait : « Johan, frühstück ? » Petit déjeuner ? Je disais « OK ».
Je suivais tout le monde au petit déjeuner. On se posait pendant un quart d’heure à une table. Et tu vois, pendant que mes collègues mangeaient salé, des saucisses ou autres, moi j’avais mon café, un croissant, et je trempais mon croissant dans le café et je mangeais, ce qui est normal pour nous les Français. Pour moi, à l’époque, c’était normal. Mais crois-moi, quand je faisais ça, je me suis senti français. Et mes collègues souriaient, ils disaient : « Ah, c’est vraiment le cliché du Français qui trempe son pain ou son croissant dans le café ». Mais tu vois, c’est ça en fait, ressentir son appartenance à un pays.
Quand je suis parti faire une petite retraite seul quelques jours dans le centre de Paris, je me suis senti français en marchant, en voyant des monuments qui me sont familiers, qui sont communs pour moi, des statues de personnes historiques, je me suis senti français.
Donc, tu vois, le fait d’être fier de la France ou de se sentir français, c’est pas dans les discours que ça se passe, ça se passe dans les sentiments, dans les images. C’est une langue qu’on reconnaît immédiatement de par sa tonalité. C’est une façon de parler. On sait que nos amis italiens parlent beaucoup avec les mains, que les amis espagnols parlent très très très vite, les Français ont tendance peut-être à, eux, parler en se plaignant, donc, d’une manière un petit peu grincheuse, avec des débats un peu excessifs parfois. J’en parlais dans le Café Avec Johan 12 sur « pourquoi les Français se plaignent tout le temps ? » Mais tu vois qu’on ressent déjà, ne serait-ce que d’entendre une personne, de la voir s’exprimer, on ressent une partie de cette culture.
Il y a aussi le rapport aux idées qui peut être différent d’une culture aux autres. Et ça, c’est un point que j’avais fortement sous-estimé quand je suis arrivé en Autriche. En tant que français, on a une… je sais pas comment expliquer ça, on a une façon de penser, on est des descendants de Descartes, donc, on a un cartésianisme, un esprit logique, rationnel qui est très très développé, un rapport aux mots, un rapport aux idées. Et souvent, c’est ce qui m’a frappé, ce sont les non-Français qui vont le remarquer pour nous.
Moi, plein de fois, mes collègues allemands disaient : « Ah ouais, mais t’as une façon de penser qui est différente, une façon de voir les choses qui est différente, parce qu’ils sont pas noyés dans le quotidien d’un Français ». Donc, tu vois ce que je veux dire quand je parle de fierté ou de se sentir français, c’est exactement ce type de choses. Alors après, il y a la connaissance bien sûr de la France, sa culture, son histoire, sa géographie.
Et d’ailleurs, si ces sujets t’intéressent, je t’invite à peut-être regarder à notre académie, parce que c’est le meilleur moyen de vivre en France sans y être que de rejoindre notre académie. Et c’est aussi une des raisons pour lesquelles j’aime bien vous tester, soit en faisant des petits quiz sur YouTube. Si tu es abonné à la chaîne, tu le vois dans le flux, on publie régulièrement des quiz pour t’interroger sur la langue française, mais sur l’histoire de France aussi. Et on a chaque semaine un quiz hebdomadaire, puisque c’est chaque semaine. Je te mets le lien dans la description si tu veux te tester en dix questions. On te donne ton niveau ou, en tout cas, on te dit immédiatement combien de bonnes réponses tu as eues. Donc, si tu as envie justement de voir si tu as une partie de cette culture française, je t’invite à suivre le premier lien dans la description.
Mais la France, on peut voir ça un peu comme un vieux livre. Parfois, il est abîmé, parfois il est un peu difficile à comprendre, mais il est profond et dense. Donc, aimer la France, c’est aimer quelque chose de beau, à mon sens. Être fier de la France, c’est être fier de quelque chose de beau, mais bien sûr, comme tout, comme les êtres humains, il y a pas de perfection. Donc, on peut être fier de la France, l’aimer, tout en reconnaissant les choses qui ne sont pas parfaites. Même les personnes que tu aimes le plus ont des défauts. Ma femme, mes enfants, que j’aime le plus que tout au monde, ont des défauts. On a tous nos défauts, et c’est pareil pour nos pays. Donc, aimer et être fier de la France, c’est aimer et être fier de quelque chose de complexe, avec une histoire complexe, une langue complexe, une culture complexe, un art de vivre complexe.
Alors, j’aimerais maintenant qu’on essaie de comprendre, sans accuser bien sûr, pourquoi il est devenu difficile d’être fier ou de reconnaître qu’on est fier d’être français. Si aujourd’hui, tu dis : « Je suis fier d’être français », on va avoir tendance à te regarder de travers. C’est un peu difficile à dire.
Alors déjà, le premier point, c’est qu’il y a un problème de définition du mot « fierté ». Comme je le disais en introduction, si quelqu’un me dit : « Je suis fier d’être français », je vais peut-être avoir tendance à me dire : « Attends, il a un sentiment d’arrogance, il a un sentiment de supériorité, alors qu’il a rien fait pour le mériter. Il est français, c’est juste un hasard, en fait ». Tu vois, si la France gagne la Coupe du monde de football, eh bien, OK, tu peux être fier, mais t’as rien fait, c’est pas toi qui as joué, t’as juste eu la chance d’être né en France. Mais si on reprend la définition de la fierté comme je l’ai exprimée, qui est plutôt de la gratitude et de la reconnaissance, là, OK, là, on peut se dire : « Je comprends pourquoi tu es fier de ton pays ».
Un autre point, au-delà de la définition, qui rend un peu difficile le fait de dire qu’on est fier d’être français ou qu’on est fier de la France, c’est que c’est devenu succès… c’est devenu suspect, pardon, à cause de certains courants politiques, alors aussi bien les extrêmes, mais pas seulement. Emmanuel Macron ne cesse de parler de la France glorieuse du passé, etc., mais au détriment du présent et du futur. Mais il y a plein d’idées négatives, notamment liées au racisme, à la colonisation, qui peuvent rendre suspect ceux qui disent : « Je suis fier d’être français ».
Et aujourd’hui, quelqu’un qui va mettre un drapeau français devant chez lui va être vu comme un raciste, clairement. Il en va de même, je pense, en Allemagne. Je ne veux pas parler pour mes amis allemands, mais je sais qu’il y a aussi ce rapport un peu délicat par rapport à l’histoire et le drapeau. Alors qu’on voit aux États-Unis des drapeaux américains partout, je vois aux Émirats arabes unis des drapeaux émiratis partout, où j’en vois beaucoup, bah c’est top ! Je veux dire, on devrait être content de montrer nos couleurs, montrer le drapeau, notre pays. Et malheureusement, ça a été confisqué par les politiques et par une certaine partie de l’histoire. Donc, du coup, ça crée un petit peu cette tension quand on dit qu’on est fier d’être français.
Mais pour moi, c’est un gros problème, parce que quand un pays commence à douter de son futur, de sa trajectoire, ou de son présent, il doute de lui-même. Et ça, ça renforce un certain nombre de choses dont j’avais parlé dans différents Café Avec Johan. Par exemple, le climat de fatigue qu’il peut y avoir à cause de l’instabilité politique, à cause des promesses non tenues. Je garde en tête personnellement un souvenir très amer de 2005 et le référendum sur la Constitution européenne. Je ne veux pas parler du fond. Est-ce que c’était bien de dire oui ou de dire non ? C’est pas ce qui m’intéresse. Mais on a un président qui nous a demandé, qui a demandé à son peuple par référendum, l’arme absolue de la Cinquième République en France. Est-ce que vous voulez que la France signe, oui ou non ? Les Français ont dit non et ils ont signé quand même. Donc, ça, ça crée un climat de fatigue, de défiance, qui rend le fait d’être fier de son pays très très difficile parfois.
Encore une fois, c’est pas le fond qui compte ici, c’est la forme. Il y a une perte de confiance qui découle de ce que je viens de dire dans les élites locales, les élites à l’échelle de la France ou de l’Europe, encore une fois, sans parler du fond, parce que j’ai pas envie forcément de dire ce que je pense sur ce fond, c’est pas l’important, mais dire que l’Europe impose le traité du Mercosur par exemple, qui est un traité de libre-échange entre l’Union européenne et quatre pays sud-américains, donc, Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay, me semble-t-il, le fait que la France dise non mais que ce soit fait quand même, ça montre qu’il y a une perte de souveraineté. Encore une fois, c’est probablement très bien ce traité de libre-échange, mais quand un pays souverain dit non, ça ne devrait pas s’appliquer ou alors les règles ont été mal établies.
Et donc, beaucoup de monde voit ça de cette façon et se dit : « Comment je peux être fier de mon pays s’il n’est pas capable de faire entendre sa voix et de faire valoir ses intérêts ? » Donc, ça, c’est une chose qu’on entend encore et qu’on ressent beaucoup en France. Et il y a un énorme sentiment de blocage politique, je l’ai dit juste avant, puisque les institutions sont bloquées. J’ai enregistré l’épisode Café Avec Johan volume 1, que tu peux aller revoir, dans lequel j’explique ce qui se passe avec la politique en France. Un an et demi plus tard, rien n’a changé. On est toujours dans le même blocage. Peut-être que ça va encore évoluer dans les prochaines semaines ou mois, mais on est dans un blocage politique énorme et un blocage économique énorme, avec un chômage élevé, une croissance basse, une dette énorme. Et on a un peu de mal à comprendre comment tout ça va évoluer.
Et du coup, pour certains, ça rend le fait d’être fier de son pays très difficile. Et du coup, à force de ne plus oser aimer, certains finissent par ne plus rien transmettre. Et c’est là en fait le plus gros problème, le plus gros risque à mon sens pour la France, et c’est ce que je voudrais développer un peu dans la prochaine partie, c’est que… je te disais qu’être fier, c’est éprouver de la gratitude et de la responsabilité, donc, c’est la redéfinition de la fierté. Et en fait, pour cela, je pense qu’il est très très important de transmettre ce que veut dire être français, donc, pour remettre un peu le mot à sa juste place.
Comme je l’ai dit, c’est pas brandir un drapeau être français. Être français, c’est pas voilà je suis français. J’avais pas prévu de faire ça, mais j’ai ce drapeau français dans mon bureau. C’est pas ça être français, c’est pas dire : « Ouais, moi je suis français ». C’est pas un drapeau brandi, c’est pas un slogan vide qui consisterait à dire oui, liberté, égalité, fraternité, c’est pas ça être français. C’est pas chanter la Marseillaise avant un match de foot. Bien sûr que tout ça, ça peut y contribuer, mais c’est pas seulement ça en fait.
La fierté d’être français, c’est même pas aussi se réjouir quand l’économie ou la politique va bien. C’est reconnaître ce qu’on a reçu via nos ancêtres, via nos enseignants, via nos parents, via du coup la société actuelle et se sentir non pas propriétaire, parce que la France n’appartient à personne, mais dépositaire. On a une responsabilité parce que quelqu’un a déposé tout ça pour nous en fait.
Et bien sûr, ça a énormément de portée, ce que je dis. Ça peut être transmettre la langue française, comme j’essaie de le faire via Français Authentique depuis 15 ans. Pour certains, ça va être transmettre la littérature française ; pour d’autres, la pensée française ; pour d’autres, l’art de vivre, la culture, la cuisine française ; pour d’autres, le patrimoine français.
Mais tu vois, on peut être fier de son pays, éprouver de la gratitude et éprouver une certaine responsabilité en transmettant aux autres. Parce qu’il est clair, en fait, que tout ce qui vient peut disparaître. Et les civilisations, les cultures disparaissent également. L’Égypte ancienne, même si l’Égypte n’a pas disparu comme pays, la culture de l’Égypte ancienne a disparu. L’Empire romain et sa culture ont disparu. Même s’il y a une portée historique, aujourd’hui, malheureusement, elles sont plus concrètes, tangibles, vivantes.
Et c’est pour ça que certains en France parlent de la théorie du grand remplacement, parce qu’on a tendance à éteindre la culture française pour faire plaisir aux autres. Et moi, je pense qu’une culture, elle vit seulement si on nourrit et respecte les traditions. Je suis outré d’entendre, par exemple, qu’on commence à interdire les crèches dans les mairies françaises, qui sont des bâtiments publics. Au moment de Noël, on interdit les crèches sous l’argument de la laïcité alors que la France est un pays à dominante catholique, la France a une culture et une descendance judéo-chrétienne. Et même si beaucoup de musulmans ou autres vivent en France, la France n’a pas besoin de renier sa culture pour accueillir les autres.
Je vis moi-même dans un pays musulman dans lequel les règles sont ouvertes. J’ai le droit d’être chrétien. Il y a des églises dans lesquelles je peux aller. Je vais à l’église régulièrement dans un pays musulman. Mais le pays musulman, il garde sa culture. Il y a l’appel à la prière, il y a les jours fériés qui sont liés à la religion musulmane, et c’est OK. Celui qui n’accepte pas n’est pas obligé de rester. Et je pense que la France devrait conserver sa culture tout en accueillant les autres. C’est absolument pas en opposition, mais elle devrait maintenir sa culture.
Donc, interdire les crèches qui sont signes du christianisme en France, je trouve ça complètement stupide. Renommer les vacances comme ils veulent le faire, puisqu’ils disent qu’en France on parle des vacances de Noël ou des vacances de Pâques, ah ben non, c’est pas conforme à la laïcité, donc, ça va être les vacances d’hiver, les vacances de printemps. Bah non, je suis désolé. Si on veut maintenir la culture française, si on veut rester fier de la France, on ne peut pas commencer à faire une croix sur le passé.
Et je pense clairement que la culture, c’est un peu comme un feu, tu sais. Si t’ajoutes du bois, tu nourris cette culture, eh bien, elle continue. Si par contre t’arrêtes de mettre du bois et t’arrêtes de la nourrir, eh bien, le feu s’éteint et la culture disparaît. Et je pense que chaque mot que toi tu apprends en tant que non-francophone, chaque notion que moi je transmets vis-à-vis de la France dans l’Académie Français Authentique, eh bien, ce sont des petites bûches, des petits morceaux de bois, des bûches, morceaux de bois, qu’on met dans le feu et qui maintiennent cette culture française. Donc, c’est un peu ce que je pense là-dedans.
Et j’ai… Je regarde parce que j’ai encore d’autres points à traiter et je suis pas sûr que celui que j’ai envie de dire maintenant… Ouais, OK, je le dirai après. Donc, il faut clairement, je pense, continuer de nourrir la culture française pour que les gens en restent fiers. Je pense que la culture française n’est pas morte, mais elle demande de l’attention. Et j’en avais parlé dans l’épisode Café Avec Johan 8 sur « La culture française est-elle en danger ? » C’était exactement le sujet de cet épisode. Donc, il faut la nourrir. Et merci à vous qui apprenez la langue française puisque évidemment vous contribuez à maintenir notre culture.
Donc, la vraie question, c’est pas de se dire : « Est-ce que la France va bien ? » parce qu’elle va pas forcément bien. Mais la question, c’est qu’est-ce que nous transmettons chacun à notre niveau, histoire, culture, langue, etc. Et pour ça, on a tous un rôle à jouer. Les familles françaises ont un rôle à jouer, les lecteurs, les apprenants qui apprennent la langue française, les créateurs de contenu comme moi ou d’autres, les enseignants et les amoureux de la France. C’est là que toi tu as ton rôle à jouer. Même si tu ne vis pas en France, en t’intéressant à sa culture, tu contribues à la maintenir.
Et la culture, on la transmet pas par décret ou par loi. On peut pas avoir Emmanuel Macron qui va arriver et qui va dire : « Mes chers compatriotes, voici une loi pour transmettre la culture ». Non, ça se transmet par des gestes et par des sentiments. Et c’est ce que je m’efforce de faire sur cette chaîne YouTube et dans l’Académie Français Authentique.
Et je voudrais vraiment insister sur ce point. Il n’y a pas que les Français qui peuvent être fiers de la France et qui peuvent transmettre au niveau de sa culture. Le fait d’apprendre le français, si tu n’es pas français, c’est déjà un acte de transmission. Aimer la France sans y être né, c’est une force et c’est quelque chose d’exceptionnel dont nous devrions tous, nous Français, nous réjouir.
Alors la question, peut-on encore être fier de la France aujourd’hui ? Moi, je dirais plutôt qu’est-ce qu’on veut garder vivant ? Parce que aimer la France, c’est pas forcément aimer tout ce qu’elle a fait ou tout ce qu’elle fait, ni être d’accord avec tout, notamment les choix parfois incompréhensibles de nos élites. Aimer la France, ça veut pas forcément dire y vivre. Je vois que beaucoup d’amoureux de la France, qui sont non français, vivent à l’étranger. Et moi-même, j’ai pas vécu en France de 2007 à 2013, quand j’étais en Autriche ; depuis 2022, je n’y habite plus, mais mes racines y sont, et celles de mes enfants aussi, les racines de ma famille. Donc, je reste malgré tout heureux et fier d’être français. Et j’espère, dans cet épisode, avoir pu t’expliquer ce que ça voulait dire qu’être fier, et être fier d’être français et aimer la culture française.
Moi ce que j’aimerais, c’est que tu me dises en commentaire, parce qu’on les lit tous, ce que ça représente pour toi la France. Qu’est-ce que c’est la culture française à tes yeux ? Je t’invite aussi à tester ton niveau de français, aussi bien ton niveau de grammaire, conjugaison, etc., mais ton niveau de la compréhension de la France en faisant le quiz dont le premier lien se trouve dans la description. Tu peux partager en commentaire vraiment tout ce qui te semble te rattacher à la France : une image, une émotion, un mot, un souvenir des vacances. Donc, ce sont tes deux actions pratiques en laissant un tout petit commentaire rapide. Et va faire le quiz. Tu peux aussi nous dire combien de bonnes réponses tu as eues en commentaire.
Et moi, je dédie cet épisode à ceux qui aiment la France. Je vous remercie du fond du cœur de me suivre sans bruit, parfois en arrière-plan, de se manifester des mois après à me dire : « Johan, ça fait des mois que je regarde tes vidéos, voire des années ». Ça me fait toujours plaisir. N’oublie pas de laisser un « j’aime » si tu as aimé, de partager cette vidéo avec tes amis qui aiment la France et de t’abonner évidemment à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications. Je reviens très bientôt avec un épisode de Café Avec Johan ou des épisodes un peu plus traditionnels pour t’enseigner du Français Authentique.
Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique. Salut !



