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Le jour où mes faux problèmes ont disparu

1 avril 2026

Le jour où mes faux problèmes ont disparu

Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

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Transcription de l’épisode :

Salut, très très cher ami ! Bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. C’est un plaisir pour moi de t’accueillir pour cet épisode. Et aujourd’hui, on va parler, une fois n’est pas coutume, d’un sujet de développement personnel ou en tout cas un sujet de vie, une réflexion personnelle de vie. Pas besoin de tout nommer développement personnel, c’est juste tout simplement un enseignement de la vie.

Mais avant ça, je voudrais te dire quelque chose. J’ai un peu hésité, parce qu’on est le 1er avril et je me suis dit : « Tiens, est-ce que je ferais pas une petite blague à ceux qui suivent le podcast Marchez Avec Johan ». Mais j’étais pas inspiré, donc, j’ai dit non, je ne vais pas faire de blague. Mais attention, peut-être que j’en ferai une l’année prochaine. Je réserve mes blagues à mes enfants pour aujourd’hui.

Mais je voulais t’annoncer que ce dimanche les inscriptions à l’Académie Français Authentique ouvriront. Donc, si tu as envie d’avoir accès à du Français Authentique, à des contenus exclusifs, à des fiches pratiques pour maîtriser la théorie de la langue française, accéder à des réunions Zoom avec nos tuteurs natifs et faire partie d’une grande famille, d’une grande communauté de membres basés du monde entier qui échangent sur nos différents groupes privés, eh bien, c’est le moment. Les inscriptions sont fermées 90 % de l’année, donc, je t’invite à suivre le premier lien dans la description pour découvrir tous les contenus de l’Académie Français Authentique. J’espère qu’on a fait un bon travail de clarté sur la page, parce qu’on a une page mise à jour. J’espère que ça te plaira, que ça t’aidera à mieux comprendre. Et n’oublie surtout pas de rejoindre la liste d’attente.

Alors aujourd’hui, je voudrais te parler d’un jour qui est arrivé très récemment, où j’ai mis fin à mes faux problèmes, mais d’une manière à la fois inattendue et soudaine. J’avais l’impression d’avoir des problèmes, et ces problèmes ont disparu.

En fait, ce qui s’est passé, c’est que pendant plusieurs jours, je stressais un peu pour des choses qui étaient concrètes, qui existaient, qui étaient des soucis administratifs notamment. Alors, je vais pas forcément te donner tous les détails, parce qu’ils sont pas intéressants, mais j’avais un problème avec un compte bancaire de ma société, j’avais un problème avec un formulaire administratif que je devais rendre mais que je ne comprenais pas, je ne savais pas si j’étais concerné, donc, je me disais : « Ah, est-ce que je le suis ? » Les personnes qui m’aidaient me donnaient des conseils un peu contradictoires.

Donc, voilà, rien de grave, bien sûr, mais objectivement, ça me faisait un peu tourner en bourrique, comme on dit en français. Donc, je perdais du temps, ça tournait un peu dans ma tête. Et il y a eu des moments, notamment avec l’histoire du compte bancaire là, où je commençais à avoir un léger stress. Pas un stress super fort mais, tu sais, une sorte d’inconfort.

Et parfois, je dois l’avouer, malgré mon travail sur la patience, je te disais dans un épisode précédent qu’une de mes grandes priorités pour cette année, c’était travailler ma patience, et je le fais tous les jours, vraiment, et je m’améliore énormément, mais comme tout le monde, comme tout être humain, eh bien, je commençais à être agacé par moments. Et j’en suis pas fier. Mais, encore une fois, on est là pour s’améliorer au quotidien.

Et j’ai remarqué que ça me rendait un petit peu tendu pendant quelques jours, ça me rendait un petit peu anxieux, un petit peu irritable. Et comme si, en fait, tu vois, j’avais donné à ces petits problèmes, à ces légers soucis, un pouvoir immérité. Pourquoi laisser ces petits problèmes de rien du tout… ‘fin, qui auraient pu devenir complexes mais qui ne l’étaient pas encore ou qui auraient pu devenir graves mais qui ne l’étaient pas encore, pourquoi leur laisser définir mon humeur, ma joie, mon bonheur ? Enfin, ça, ça n’a aucun sens, en fait.

Et à un moment, en fait, ce qu’il y a eu, c’est que j’ai eu un vrai problème. Au milieu de toute cette histoire, ma fille Emma a eu quelques petits soucis. Là encore, je pense pas qu’il soit nécessaire que j’entre dans les détails. Je vais juste t’expliquer pour que tu comprennes le point. Donc, elle avait, ma fille Emma, pendant quelques jours, ‘fin, quelques semaines même, elle a souffert de pertes d’appétit, elle avait des maux d’estomac, un épuisement du coup, puisqu’elle mangeait moins. Et donc, on a fait plein d’analyses médicales. Dieu soit loué, tout va bien pour elle, elle est en pleine santé.

Mais, tu vois, à ce moment-là, dès que ces soucis sont arrivés avec Emma, tout le reste a disparu. Donc, toutes ces histoires de papiers, de formulaires, de compte en banque, ça n’avait plus aucune importance. Comme on dit en français d’une manière familière, « je n’en avais rien à secouer ». Ça veut dire je n’en avais rien à faire, je m’en moquais, c’était plus important. Et j’aurais, à ce moment-là, mais donné n’importe quoi pour que quelque chose me dise : « Ta fille va bien, elle est en bonne santé ». J’aurais donné n’importe quoi. J’aurais donné Français Authentique, j’aurais donné tout ce que j’ai pour m’assurer que ma fille aille bien.

Et donc, en quelques heures, tu vois que l’échelle des priorités, elle s’est remise à l’endroit. Et je suis sûr que tu as déjà rencontré ce genre de chose, ce genre de pensée. J’ai l’impression, et je sais plus quel philosophe parlait de ça, je me demande si c’est pas Schopenhauer, j’ai lu ça quelque part, un philosophe qui disait qu’en fait notre cerveau était sans arrêt en train de chercher le danger et les problèmes, et que du coup, en fait, quand il y avait pas de problème, il en créait, mais que les problèmes créés étaient remplacés par d’autres plus grands. Donc, c’est qu’en fait on était tout le temps dans un état de stress avec des problèmes qui étaient classés par hiérarchie. Et dès qu’un problème plus important arrivait, il prenait, il remplaçait tous les autres, comme si on ne pouvait pas avoir aussi dix problèmes en même temps. Et donc, tu vois, je pense que ce genre d’expérience, tu l’as déjà eu, où tu penses avoir un problème, et finalement, tu t’aperçois, quand un vrai problème arrive, que tu n’en avais pas avant.

Donc, du coup, tu vois, ça m’a aidé à réfléchir de nouveau que beaucoup de nos angoisses sont vraiment artificielles. Elles existent surtout parce que tout va bien ailleurs, en fait. Et on devrait plutôt se focaliser sur la gratitude et se dire : « Tant que je suis en bonne santé, que mes proches sont en bonne santé, j’ai ce qu’il faut, en fait. Même si j’ai des soucis administratifs, même s’il y a des choses qui vont pas dans ma vie, comme tout le monde, eh bien, j’ai tout ce qu’il me faut ».

Et ça, en fait, c’est une chose qu’on devrait presque se rappeler chaque jour, mais pas d’une manière artificielle, vraiment d’une manière concrète et profonde. C’est ce que j’essaie de faire dans mes prières, d’éprouver de la gratitude, mais je pense qu’on mériterait tous de le faire encore plus, parce que le stress, il vient souvent juste d’un oubli. Il vient pas d’un danger réel, puisque mes soucis de formulaires se sont réglés. Je veux dire, aujourd’hui, les soucis de formulaires n’en sont plus, ça a été réglé. Les soucis de compte bancaire non plus, tout est réglé, tout est clean, tout est stable. Et du coup, tu vois, quand on stresse, c’est souvent qu’on oublie la chance qu’on a. C’est pas qu’on est en danger réel, mais qu’on oublie la chance qu’on a. Et parfois, la vie nous rappelle que ce qui compte, c’est ce qu’on est prêt à… ‘fin, c’est ce qu’on… ça peut partir brutalement, en fait.

L’enjeu, c’est d’apprendre à se souvenir de ça avant d’y être forcé. Donc, se souvenir que le plus important, c’est la santé, la nôtre, celle de nos proches, et s’en souvenir tant qu’on est tous en bonne santé. Beaucoup disent le regretter après, en fait. Quelqu’un qui tombe malade, qui a une grave maladie, dit : « Oh la la, si seulement j’avais pris conscience de la chance que j’ai avant de tomber malade ». Parce que c’est toujours très facile de prendre conscience de quelque chose quand cette chose est là ou quand on la perd, où des gens vont dire : « Ah, si seulement j’avais pris plus soin de ma femme quand elle m’aimait encore, peut-être qu’on serait encore ensemble ». Mais c’est trop tard. Il faut penser à être un bon mari pendant que la femme est encore là. Et des exemples comme ça, il y en a vraiment à la pelle.

Donc, c’est mon appel pour toi ou mon grand message du jour : éprouve de la gratitude pour ce que tu as avant de les perdre, avant de perdre ces choses, et fais en sorte de ne pas laisser les petits soucis du quotidien, les petits tracas du quotidien, te ruiner le bonheur que tu as et la gratitude que tu es censé éprouver.

J’ai réussi à le faire. J’étais assez content de pouvoir le faire. J’ai essayé de m’en souvenir au quotidien. Et j’espère t’avoir inspiré avec ce petit exemple personnel pour que toi aussi tu te rendes compte que le plus important est ailleurs. Et j’ai aussi une grande pensée aujourd’hui, et je dédierai les derniers mots de cet épisode, j’ai une grande pensée d’affection à ceux qui n’ont pas la chance que j’ai d’être en bonne santé ou d’avoir sa famille en bonne santé. Donc, pour tous ceux qui souffrent, je partage, je vous envoie toutes mes amitiés et toute ma sympathie.

Merci, chers amis, de m’avoir écouté aujourd’hui, merci d’avoir passé ces moments avec moi, et n’oubliez pas d’aller jeter un œil à la liste d’attente de l’académie. Les inscriptions ouvrent ce dimanche, donc, j’espère vraiment que tu les manqueras pas, qu’on pourra faire connaissance en personne sur nos groupes privés Facebook et Telegram. Merci du fond du cœur d’écouter mes podcasts. Suis le premier lien dans la description, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !

HAMA

Un professeur de français est un enseignant spécialisé dans l'enseignement de la langue française. Il possède une connaissance approfondie de la grammaire, du vocabulaire, de la prononciation et de la culture francophone. Son rôle principal est d'enseigner aux élèves les compétences linguistiques nécessaires pour lire, écrire, écouter et parler en français de manière fluide et correcte. Il guide également les élèves dans la découverte de la littérature française et les aide à développer une compréhension et une appréciation de la riche tradition littéraire de la langue française.

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