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9 mots pour parler un français plus naturel

30 mars 2026

9 mots pour parler un français plus naturel

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Transcription de la vidéo :

Salut et merci de me rejoindre aujourd’hui pour cette nouvelle vidéo. Si tu as cliqué, c’est probablement parce que tu aimerais parler un français plus naturel. Tu comprends bien, mais quand tu parles, tu sens qu’il te manque un petit quelque chose, un petit truc un peu difficile à décrire mais qui fait que tu sonnes un peu trop scolaire parfois.

Depuis 2011, j’ai vu énormément de non-natifs qui avaient un très bon niveau, mais qui, au moment de s’exprimer, manquaient de fluidité et enviaient énormément les natifs. Et avec le temps, j’ai compris quelque chose que j’ai déjà dit plusieurs fois sur cette chaîne : c’est que le vrai problème, ce n’est pas un problème de niveau. Tu n’as probablement pas un problème de connaissance, c’est juste qu’il te manque ces petits mots que les Français utilisent en permanence quand ils parlent et qui donnent vraiment du relief à leur discours.

Aujourd’hui, je vais t’en présenter neuf de niveaux différents que tu peux utiliser dès à présent quand tu parles français. On y va ?

On commence par trois mots indispensables à connaître absolument, et le premier c’est « voilà ». On l’utilise soit pour montrer quelque chose, soit pour conclure et dire « bon, c’est comme ça, c’est terminé ».

Par exemple, à la fin de ce tournage de vidéo, je peux dire : « Voilà, j’ai fini d’enregistrer mes vidéos. » Ou encore : « J’ai fini d’enregistrer mes vidéos. Voilà. » Ici ce serait le sens de « J’ai terminé et je conclus finalement cette tâche, je conclus cette activité en disant “Voilà, c’est fait, c’est fini” ».

Un autre exemple, cette fois pour illustrer le sens de « voilà » qui est celui de montrer quelque chose. Tu as perdu ton smartphone ? Voilà, il est sur la table. Donc ici, le « voilà » sert à montrer quelque chose.

Deuxième mot : Bon. Pas « bon » dans le sens « assez bon à manger ; je prends du plaisir en le mangeant, ça a un bon goût », mais plutôt le bon que tu peux entendre dans certaines phrases et où tu te dis « mais en fait, il sert à rien ce mot. » Et ce mot, il est souvent optionnel quand les Français l’utilisent, et il sert à organiser un petit peu ce qu’on dit. On l’utilise souvent au début d’une phrase, quand on commence à parler, ou parfois quand on a été interrompu et qu’on veut reprendre son propos, et bien on va ajouter le mot « bon ». Parfois on l’utilise aussi pour changer de sujet, littéralement.

Donc je vais te donner quelques exemples. « Bon, on commence la réunion ? » Donc ici, tu vois, c’est pour montrer qu’on commence à parler et on organise un peu ce qu’on dit. « Bon, on commence la réunion ? » On aurait pu dire : « On commence la réunion. », mais le « bon » ajoute un petit peu de sérieux, voire un tout petit peu d’impatience ici. Un autre exemple : « Arrête de m’interrompre. Bon, j’en étais où moi ? » Ici, le « bon » est utilisé pour reprendre ce qu’on disait. On disait quelque chose, on a été interrompu et on rajoute un « bon » pour redémarrer notre discussion.

Troisièmement, le mot « quoi ». Ce n’est pas ici le « quoi » qu’on utilise pour poser une question. Ici, il s’agit du mot « quoi » qu’on va placer à la fin d’une phrase pour insister sur quelque chose ou pour rendre une phrase encore plus naturelle. Ça peut donner un ton un peu plus détendu à l’oral. Par exemple : « C’est compliqué quoi. » Ici, le « quoi » insiste, ça permet d’insister sur le fait que cette chose est compliquée, elle est difficile. « C’est bien normal d’avoir envie de partir en vacances quoi. » Même chose ici, on insiste et ça rend la phrase un tout petit peu plus naturelle, même si le mot « quoi » seul n’ajoute pas grand-chose. C’est juste ici de la nuance. Et c’est pour ça que je te disais que ces petits mots ajoutent de la nuance et te font sonner exactement comme un natif finalement.

Poursuivons avec trois mots un peu plus avancés. Ce sont même en fait des locutions puisqu’à chaque fois elles sont composées de deux petits mots. La première, c’est « en fait ». Alors celui-là, les Français l’utilisent tout le temps. On utilise « en fait » pour préciser quelque chose, corriger quelque chose ou reformuler, quand on essaie de mieux expliquer. Par exemple : « J’avais l’intention de partir demain, mais en fait je pars aujourd’hui. » Donc ici, tu vois, c’est une petite correction. Je pensais partir demain, mais je pars aujourd’hui. Et cette petite correction, je l’introduis par « en fait ». « C’est difficile à expliquer. En fait, c’est une longue histoire. » Donc ici, tu vois, on reformule un petit peu pour préparer à mieux… ou pour se préparer à mieux expliquer quelque chose. En fait.

La locution suivante c’est « du coup ». On l’utilise souvent pour exprimer une conséquence logique. À l’oral surtout, ça peut parfois remplacer « donc » ou « alors » mais c’est plutôt de l’oral. Par exemple : « Il pleuvait, du coup nous avons annulé le barbecue. » Ici le « du coup » annonce une conséquence. C’est parce qu’il a plu que nous avons annulé le barbecue. C’est la conséquence du fait qu’il pleuve. Du coup. « Ma voiture est en panne, du coup je vais prendre le métro. » Là encore, c’est une conséquence directe. C’est parce que ma voiture est en panne que je vais prendre le métro.

La prochaine locution super utile, c’est « quand même ». On l’utilise pour exprimer une contradiction ou pour insister sur quelque chose, parfois avec une notion de surprise, on montre qu’on est surpris. Par exemple : « Il neige, mais je vais quand même aller faire mon jogging. » Ici, le « quand même » montre qu’il y a une contradiction parce qu’on dit il neige. Donc, s’il neige, personne ne s’attend à ce que tu ailles faire un jogging. Pourtant tu le fais. Donc, il y a une petite contradiction entre les deux informations et on utilise « quand même » pour montrer cette contradiction. « Tu aurais quand même pu me prévenir avant de partir. » Ici, on est plus dans la contradiction, on est plutôt dans le fait d’insister sur quelque chose et de montrer une surprise. Parce que cette personne est partie, elle est partie sans prévenir, elle ne nous a pas dit qu’elle partait, donc on est un peu surpris et on veut insister là-dessus. Donc on insiste sur notre surprise en disant : « Tu aurais quand même pu prévenir avant de partir. » Ici, tu vois clairement qu’on insiste.

Poursuivons avec trois mots un peu plus avancés, mais toujours très utiles, donc c’est important de bien les connaître et surtout, déjà de bien les comprendre.

N’empêche. Celui-ci, il est un peu plus subtil. On l’utilise pour introduire un argument qui va un peu contredire ou nuancer ce qui vient d’être dit. C’est la contraction de « n’empêche que ». Tu vas voir, ça va être plus clair avec des exemples. « Oui, il s’est excusé. N’empêche qu’il n’aurait jamais dû dire ça. » Donc ici, tu vois, on nuance, on dit : « OK, cette personne, elle s’est excusée, mais quand même, elle n’aurait jamais dû dire ça. » Donc on insiste sur le fait qu’elle n’aurait pas dû dire ça. Et ici, on nuance. C’est bien qu’elle se soit excusée, mais c’est pas suffisant. Et cette nuance, on la porte avec « n’empêche ». Le projet a été terminé dans les délais. N’empêche qu’on a eu chaud. » Donc ici, on va aussi nuancer un peu. On dit : « OK, le projet a été terminé dans les délais, c’est bien, tout le monde est content, mais on a eu chaud. » Ça veut dire : « C’était difficile, ça aurait très bien pu ne pas se passer comme ça. »

Donc on apporte ici, encore une fois une petite nuance avec « n’empêche ».

Le prochain mot, il est un peu familier et il est surtout utilisé à l’oral entre amis et surtout chez les jeunes. J’ai mon fils Tom par exemple, qui l’utilise dans chaque phrase et je n’arrête pas de lui dire “Eh Tom, utilise un peu moins ce mot s’il te plaît, parce que ça devient un tic de langage. » C’est un mot que tu vas utiliser tout le temps alors qu’il n’apporte plus rien. Et c’est le mot « genre ». Il peut être utilisé, soit pour donner un exemple ou pour dire « environ ». Par exemple : « On pourrait faire un truc ce soir, genre un resto. » Ici, le « genre » donne un exemple. On pourrait faire quelque chose, ça pourrait être un cinéma, un restaurant, aller voir un match de foot, une pièce de théâtre, que sais-je, mais on ajoute « genre » pour donner un exemple de ce qu’on pourrait faire. « On pourrait faire un truc ce soir, genre un resto. » Ça veut dire « ce n’est qu’un exemple des choses qu’on pourrait faire ». « Il est arrivé avec genre 30 minutes de retard. » Ici, le « genre » signifie « environ ». On dit : « Il est arrivé avec genre 30 minutes de retard. » En fait, il avait peut-être 25 minutes de retard ou 35 minutes. C’est approximatif. Donc, le « genre » ici veut dire « environ »,

mais les jeunes l’utilisent surtout pour donner un exemple, le mot « genre », parce que j’ai remarqué chez mon fils Tom et ma fille Emma, qui sont un peu dans l’adolescence, qu’ils aiment expliquer des choses via des exemples. Nous on aime d’abord expliquer un concept et ensuite on donne un exemple pour illustrer le concept. Mais chez les jeunes qui veulent aller plus vite, parfois ils veulent expliquer quelque chose juste en donnant un exemple et c’est pour ça qu’ils utilisent beaucoup « genre genre genre » ; ça les aide à expliquer à l’aide d’exemples. Ça, ce n’est que ma théorie personnelle.

 

Et pour terminer, le mot « enfin ». Celui-là, tu peux l’utiliser dès aujourd’hui. Tu connais peut être « enfin » pour montrer qu’on termine quelque chose. Par exemple : « premièrement, deuxièmement, enfin » pour conclure. Mais les deux sens que je vais te donner sont un peu plus courants, sont un peu différents.

La première utilisation, c’est pour corriger légèrement ce qu’on vient de dire et pour essayer de reformuler quelque chose. Par exemple : « C’est vraiment quelqu’un de calme, enfin presque toujours. » Donc ici, tu vois, on corrige un tout petit peu ce qu’on a dit, on reformule peut-être parce qu’on se souvient que cette personne est calme, mais parfois elle ne l’est pas. Donc le « enfin, presque toujours », permet de nuancer, de reformuler un tout petit peu.

Et « enfin », ça peut être là pour montrer une émotion, un léger agacement ou un soulagement. Par exemple : « Te voilà enfin ! Mais ça fait une heure que je t’attends. Je me suis inquiété. » Donc tu vois ici, la personne qui dit ça, elle est à la fois agacée parce qu’elle s’est inquiétée et elle a attendu longtemps, mais elle est aussi soulagée parce que justement, elle s’est inquiétée et elle a vu cette personne arriver. Et le mot « enfin » – te voilà enfin – exprime ce soulagement et cet agacement.

Tu as peut-être déjà entendu aussi « enfin bref » qu’on utilise pour mettre fin à un sujet pour dire « Bon, on en parlera une autre fois par exemple, on a discuté deux heures de ce problème. Enfin bref, on en reparlera demain. » Donc ici, le « enfin bref » met fin à la discussion sur ce sujet.

Donc voilà, j’espère que ça t’a plu. Tu vois, j’ai utilisé « voilà », (sans le sans le vouloir) qu’on a vu aujourd’hui. Si jamais tu ajoutes ne serait-ce que trois de ces mots ou locutions à ton vocabulaire actif, tu sonneras déjà beaucoup plus francophone, ça sonnera beaucoup plus naturel et ton français sera beaucoup plus fluide. Donc je t’invite à en sélectionner deux ou trois et à essayer de te forcer à les utiliser dans le bon contexte pour ajouter de la fluidité. Inutile de tous les ajouter maintenant, mais tu peux petit à petit en ajouter à ton vocabulaire actif.

Et tu peux commencer dès maintenant en écrivant un petit commentaire dans lequel tu utilises peut-être deux ou trois des mots que tu as appris aujourd’hui. On lit tous vos commentaires et on les apprécie toujours.

Si tu souhaites aller plus loin et plus vite, je t’invite à suivre le premier lien dans la description. Il s’agit de la page de présentation de notre académie, dans laquelle tu auras des fiches SOS qui t’aideront à débloquer d’une manière simple et claire toute la théorie française : grammaire, vocabulaire, conjugaison et même la prononciation. Tu accéderas à plus de 200 heures de contenu authentique : des modules sur la France, la francophonie, le développement personnel, etc., des réunions Zoom avec nos tuteurs, une communauté privée, etc. Et les inscriptions sont fermées actuellement. C’est pour ça que c’est peut-être le bon moment pour toi d’aller voir cette page, parce qu’on les ferme 90 % de l’année, les inscriptions, tout simplement parce qu’on a un parcours d’intégration. Quand les nouveaux arrivent, on se focalise sur eux pour qu’ils puissent tirer le meilleur de notre plateforme. Et les prochaines inscriptions ouvriront le 5 avril. Donc je t’invite à suivre le premier lien et peut-être t’inscrire à la liste d’attente si l’académie t’intéresse.

Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui. Comme d’habitude, n’oublie pas de partager cette vidéo, de mettre un petit j’aime pour nous aider et bien sûr de t’abonner à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications.

Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en français authentique. Salut !

HAMA

Un professeur de français est un enseignant spécialisé dans l'enseignement de la langue française. Il possède une connaissance approfondie de la grammaire, du vocabulaire, de la prononciation et de la culture francophone. Son rôle principal est d'enseigner aux élèves les compétences linguistiques nécessaires pour lire, écrire, écouter et parler en français de manière fluide et correcte. Il guide également les élèves dans la découverte de la littérature française et les aide à développer une compréhension et une appréciation de la riche tradition littéraire de la langue française.

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